Le gouvernement a adopté de nouveaux textes concernant la Direction nationale des Frontières et la Commission nationale des Frontières. Les modifications portent sur leurs missions, leur fonctionnement et la coordination des services intervenant dans la politique frontalière du Mali.
La gestion administrative des frontières fait l'objet d'une réorganisation. Lors de sa réunion du 6 novembre 2026, le Conseil des ministres a adopté plusieurs projets de texte destinés à renforcer les capacités de la Direction nationale des Frontières et à élargir les attributions de la Commission nationale des Frontières.
Créée par l'ordonnance n° 99-004/P-RM du 31 mars 1999, la Direction nationale des Frontières est chargée de préparer les éléments de la Politique nationale des Frontières. Elle assure également la coordination et le contrôle des actions menées par les autorités administratives, les services techniques et les organismes publics intervenant dans ce domaine.
Son organisation et son fonctionnement étaient régis par des décrets adoptés en mai et juillet 1999. Selon le gouvernement, l'application de ces textes a révélé des difficultés dans le pilotage stratégique des questions frontalières, la coordination des acteurs et la mobilisation des ressources nécessaires à l'exécution des missions.
Les nouveaux textes visent à remédier à ces difficultés. Ils portent notamment sur l'organisation de la direction, ses modalités de fonctionnement et son cadre organique. Celui-ci prévoit les effectifs nécessaires à l'accomplissement des missions de la structure pour les cinq prochaines années.
La Commission nationale des Frontières est également concernée. Instituée par le décret n° 03-287/P-RM du 15 juillet 2003, elle assiste le ministre chargé des Frontières dans la mise en œuvre de la politique nationale. Le projet de décret adopté vendredi prévoit l'extension de ses missions et l'élargissement de sa composition à d'autres acteurs intervenant dans la gestion des espaces frontaliers.
Cette réforme prend en compte des recommandations formulées lors des Assises nationales de la Refondation et du Dialogue inter-maliens pour la paix et la réconciliation nationale. Les autorités entendent notamment améliorer la coordination entre les différents intervenants dans un domaine qui concerne aussi bien l'administration du territoire que la coopération avec les pays voisins.
Le Mali partage des frontières avec sept États : l'Algérie, le Burkina Faso, la Côte d'Ivoire, la Guinée, la Mauritanie, le Niger et le Sénégal. La nouvelle organisation devra préciser les responsabilités des structures concernées et les modalités de leur collaboration dans la conduite de la politique nationale des frontières.



