Le District de Bamako a terminé en tête de la Biennale sportive, clôturée dimanche 16 août au Palais des Sports Salamatou Maïga. Cette édition marquait le retour de la compétition nationale après une interruption de 43 ans.
La cérémonie de clôture s’est déroulée en présence du ministre de la Jeunesse et des Sports, Abdoul Kassim Ibrahim Fomba. Pendant dix jours, les délégations des 19 régions et du District de Bamako se sont affrontées en athlétisme, basketball, football, lutte traditionnelle et échecs.
Bamako a remporté 19 médailles, dont huit en or, quatre en argent et sept en bronze. Cette première place lui a valu une récompense de trois millions de francs CFA.
Sikasso occupe la deuxième position avec dix médailles, dont trois en or, cinq en argent et deux en bronze. La délégation a reçu deux millions de francs CFA. Dioïla complète le podium avec trois médailles d’or et une récompense d’un million de francs CFA.
Relance
La gouverneure du District de Bamako, Djenebou Diaby Konaté, a attribué cette performance à l’engagement des athlètes et à la préparation des différentes équipes. Elle a également souligné la portée symbolique de cette victoire pour la capitale.
Outre le classement, l’édition 2026 a surtout permis de rétablir une compétition nationale interrompue depuis celle de Sikasso en 1983. Les précédentes éditions s’étaient notamment déroulées à Ségou en 1979 et à Mopti en 1981.
Le ministre des Sports a présenté ce retour comme une étape importante pour la détection des jeunes talents et le rapprochement entre les régions. Il a évoqué la possibilité d’organiser désormais la Biennale sportive tous les deux ans, sous réserve de l’approbation du président de la Transition.
La régularité de ce rendez-vous dépendra de la formalisation de son calendrier et des moyens consacrés à la préparation des délégations. Son retour offre déjà aux fédérations un cadre supplémentaire pour identifier des sportifs susceptibles d’intégrer les sélections nationales.



