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AES : énergie et mines vers un cadre commun

AES : énergie et mines vers un cadre commun

Les ministres chargés de l’Énergie, des Mines, des Carrières et du Pétrole de l’AES ont tenu, jeudi 13 août à Ouagadougou, leur première rencontre sectorielle. Le Burkina Faso, le Mali et le Niger travaillent à l’élaboration de politiques communes portant sur l’exploitation et la transformation de leurs ressources.

Les experts des trois pays étaient réunis depuis le 10 août pour préparer plusieurs instruments. Les travaux concernent un cadre général d’exploitation des ressources énergétiques et minières, l’harmonisation des politiques nationales et un mémorandum instituant une Semaine de l’Énergie et des Mines de l’AES.

Le Mali était représenté notamment par le ministre des Mines, Amadou Keïta. Celui-ci a plaidé pour des projets structurants et intégrateurs dans des secteurs que la Confédération considère comme essentiels à son autonomie économique.

Dans l’énergie, les discussions portent sur l’interconnexion des réseaux, la mutualisation des capacités de production, de transport et de stockage ainsi que le développement des énergies renouvelables. Les trois États veulent améliorer la disponibilité de l’électricité et mieux maîtriser son coût.

Transformation

Dans le secteur pétrolier, les priorités annoncées concernent la sécurisation des corridors d’approvisionnement, le stockage commun et le développement éventuel de capacités de raffinage. Pour les mines, les délégations ont mis l’accent sur les recettes publiques, la traçabilité des flux, le contenu local et la transformation des matières premières.

Cette orientation revêt un intérêt particulier pour le Mali, important producteur d’or et détenteur de ressources en lithium. Bamako cherche déjà à accroître les revenus de l’État et la participation nationale aux projets miniers à travers les textes adoptés en 2023.

La rencontre aborde également la transparence des contrats, la maîtrise des données géologiques, la lutte contre la fraude et l’évasion des revenus ainsi que la réhabilitation des sites miniers. L’objectif affiché est de conserver une plus grande part de la valeur créée dans les trois pays.

Ces orientations restent, à ce stade, des cadres de coopération en cours de formalisation. Aucun budget commun, calendrier d’exécution ou projet industriel conjoint précis n’a été publiquement annoncé à l’issue des premières communications. Leur portée dépendra donc de l’adoption définitive des instruments préparés et de leur traduction en investissements concrets.