Des femmes engagées dans la médiation, des responsables publics et des partenaires régionaux se retrouvent du 26 au 28 août à Bamako. Au-delà du plaidoyer, la rencontre devra préciser comment renforcer concrètement la place des femmes dans les mécanismes de paix.
Bamako accueille, à partir de ce mercredi 26 août, une rencontre régionale consacrée au leadership des femmes pour la paix dans le Sahel et les pays côtiers. L’événement est organisé par le gouvernement malien, à travers le ministère de la Promotion de la Femme, de l’Enfant et de la Famille, avec l’Union africaine et ONU Femmes.
Le programme comprend également une visite de solidarité et de plaidoyer de l’Envoyée spéciale du président de la Commission de l’Union africaine pour les femmes, la paix et la sécurité.
Selon le communiqué d’annonce, les travaux doivent réunir des femmes actrices et médiatrices de paix, des autorités et des partenaires. L’objectif affiché est de renforcer leur participation aux processus de prévention et de règlement des conflits, mais aussi leur protection dans des environnements marqués par l’insécurité.
Dans plusieurs localités maliennes, des femmes participent déjà à la médiation communautaire, à l’alerte précoce et à l’accompagnement des personnes déplacées. Leur présence demeure toutefois moins visible dans les instances formelles de décision et de négociation.
Des engagements à mesurer
Le Mali a adopté trois plans nationaux pour appliquer la résolution 1325 du Conseil de sécurité des Nations unies. Le plus récent publiquement documenté couvrait la période 2019-2023. Il visait notamment à améliorer la participation des femmes à la prévention des conflits, aux processus de paix et à la reconstruction.
La rencontre de Bamako offre donc l’occasion de préciser le cadre appelé à prolonger cette politique. Le communiqué d’annonce ne mentionne cependant ni objectifs chiffrés de représentation, ni budget, ni calendrier d’application.
Les résultats attendus pourraient concerner la mise en réseau des médiatrices, leur participation aux dispositifs d’alerte, leur protection et l’accès aux financements. Leur portée dépendra toutefois des engagements effectivement adoptés et des mécanismes prévus pour en suivre l’exécution.
La réunion doit s’achever vendredi 28 août. Son bilan permettra de déterminer si elle débouche sur une feuille de route régionale ou reste principalement un espace de plaidoyer.



