La Banque centrale avertit les usagers contre des méthodes non officielles de vérification des billets diffusées sur les réseaux sociaux. Ces procédés peuvent conduire à accepter une contrefaçon ou, à l’inverse, à refuser un billet authentique.
La Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest a publié, vendredi 21 août, une mise en garde après la circulation de messages évoquant la présence de faux billets dans l’Union monétaire ouest-africaine.
Selon l’institution, certaines publications proposent des techniques de contrôle qui n’ont pas été validées par ses services. Leur utilisation expose les commerçants, les clients et les opérateurs de transfert d’argent à des erreurs d’appréciation.
La BCEAO ne confirme pas, dans son communiqué, l’existence d’une nouvelle vague de contrefaçon. Son intervention porte avant tout sur les informations relayées en ligne et sur la fiabilité des procédés utilisés pour distinguer les billets authentiques des imitations.
Une confusion peut avoir des conséquences concrètes. Le rejet injustifié d’une coupure ralentit une transaction et fragilise la confiance entre vendeurs et clients. L’acceptation d’un billet contrefait entraîne, quant à elle, une perte directe pour son dernier détenteur.
Les contrôles recommandés
La Banque centrale demande au public de se référer exclusivement aux éléments de sécurité présentés sur son site officiel. Ceux-ci varient selon la valeur et la série du billet.
Sur la coupure de 10 000 francs CFA, par exemple, l’authentification repose sur plusieurs signes complémentaires. L’impression en relief se perçoit au toucher. Deux filigranes et le fil de sécurité apparaissent lorsque le billet est observé par transparence.
L’inclinaison de la coupure permet également d’examiner la bande holographique et l’encre à couleur changeante. Le billet comporte en outre un motif imprimé en partie sur chaque face, qui se reconstitue par transparence, ainsi que des microlettres visibles avec un agrandissement.
La vérification doit donc combiner le toucher, l’observation par transparence et l’inclinaison. Un numéro de série, une couleur photographiée ou un critère isolé partagé sur une messagerie ne suffit pas à déterminer l’authenticité d’une coupure.
La BCEAO indique travailler avec les services compétents des États membres et se réserve le droit d’engager des poursuites contre les communications susceptibles d’altérer la confiance dans la monnaie. Pour les usagers, la référence demeure la rubrique officielle consacrée aux billets et pièces.



