Les recettes douanières ont atteint 632,314 milliards de francs CFA à fin juillet 2026, soit près des deux tiers de l’objectif annuel. Le rythme observé depuis janvier place l’administration au-dessus de la moyenne mensuelle désormais nécessaire pour réaliser sa prévision.
Entre janvier et juillet, les Douanes maliennes ont mobilisé 632,314 milliards de francs CFA, représentant 64,85 % d’un objectif annuel fixé à 975 milliards, selon les données publiées vendredi 21 août par l’Agence malienne de presse.
Au premier semestre, les encaissements s’élevaient à 533,743 milliards de francs CFA, contre une prévision de 482,823 milliards. Le taux de réalisation ressortait ainsi à 110,55 %, avec une avance de 50,92 milliards sur la trajectoire prévue.
Juillet a ajouté 98,547 milliards de francs CFA à ce cumul. Cette performance porte la moyenne mensuelle des sept premiers mois à environ 90,33 milliards.
Pour atteindre l’objectif annuel, 342,686 milliards restent à collecter entre août et décembre, soit une moyenne mensuelle d’environ 68,54 milliards. Le rythme enregistré depuis janvier dépasse donc de près de 22 milliards celui requis pour les cinq derniers mois, même si les recettes restent sensibles aux importations, aux circuits logistiques et à l’activité économique.
Trajectoire
L’objectif de 975 milliards représente une hausse de 59,412 milliards, soit environ 6,5 %, par rapport aux recettes provisoires de 2025. Cette année-là, l’administration avait mobilisé 915,588 milliards pour une prévision de 876 milliards, réalisant 104,5 % de son objectif.
Les produits pétroliers avaient fourni 303,054 milliards de francs CFA en 2025, contre 612,534 milliards pour les autres marchandises. Cette ventilation illustre le poids des droits et taxes appliqués aux importations ordinaires dans les ressources douanières.
Parallèlement à la collecte, l’administration poursuit un portefeuille de 38 réformes. À la fin de 2025, 18 étaient achevées, 15 en cours d’exécution et cinq à l’étude. Elles portent notamment sur le contrôle documentaire, la numérisation des procédures et l’interconnexion informatique avec les pays de transit.
La sécurisation du corridor Kidira-Diboli-Kayes reste également déterminante pour la fluidité du trafic venant du port de Dakar. Avec un niveau de recettes supérieur à la trajectoire théorique, l’objectif annuel demeure à portée, sous réserve du maintien des flux commerciaux pendant le dernier tiers de l’année.



