Les présidents Assimi Goïta et Vladimir Poutine ont convenu, mercredi 19 août, de renforcer leur coordination en faveur de la stabilité du Mali et de la région sahélo-saharienne. La sécurité demeure au centre d’une relation que Bamako et Moscou souhaitent également étendre aux secteurs économique et humanitaire.
Lors de la conversation téléphonique, le président Assimi Goïta a remercié la Russie pour son soutien dans le renforcement des capacités sécuritaires du Mali et dans la lutte contre les groupes armés.
Les deux dirigeants ont évoqué la poursuite de leur coordination face à l’insécurité au Sahel, sans annoncer de dispositif opérationnel supplémentaire. Le communiqué publié à Moscou se limite à des orientations générales et réserve les modalités de leur mise en œuvre à de futurs échanges.
La coopération militaire constitue depuis plusieurs années le volet le plus visible du rapprochement entre Bamako et Moscou. Les autorités maliennes, qui avaient récusé la présence du groupe Wagner, reconnaissent désormais leur coopération avec Africa Corps, une structure relevant du ministère russe de la Défense.
Agenda
La discussion du 19 août a également porté sur le développement du dialogue politique et des contacts entre responsables maliens et russes. Les deux présidents ont exprimé leur volonté d’élargir les échanges commerciaux, économiques et humanitaires, selon la présidence russe.
Cette relance intervient quatorze mois après la visite officielle d’Assimi Goïta à Moscou. Le dirigeant malien avait été reçu par Vladimir Poutine au Kremlin le 23 juin 2025. Plusieurs orientations avaient alors été définies dans les secteurs de la sécurité, de l’énergie, de l’agriculture, des infrastructures et de la formation.
La Russie est progressivement devenue l’un des principaux partenaires stratégiques du Mali depuis la réorientation diplomatique engagée par les autorités de Transition. Cette coopération s’inscrit également dans le rapprochement collectif entre Moscou et les trois membres de la Confédération des États du Sahel.
Le nouvel échange confirme la priorité accordée au partenariat sécuritaire. Sa portée économique dépendra cependant des projets, financements et calendriers qui découleront des orientations annoncées par les deux présidents.



