Le déploiement régional du Plan national de réponses à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle a débuté lundi 17 août à Kayes. L’opération doit soutenir 44 493 personnes vulnérables réparties dans les 65 communes de la région.
Le ministre-commissaire à la Sécurité alimentaire, Redouwane Ag Mohamed Ali, a remis 398 tonnes de céréales au gouverneur de Kayes, le général de brigade Moussa Soumaré. La cérémonie a marqué le lancement officiel des distributions prévues pour la période de soudure.
L’intervention dépasse celle réalisée en 2025, lorsque 329 tonnes avaient été distribuées à 39 448 personnes. Le programme de cette année ajoute ainsi 69 tonnes de céréales et 5 045 bénéficiaires à la couverture régionale.
Les modalités communiquées portent sur une assistance gratuite destinée aux ménages identifiés par les services compétents. La répartition détaillée des volumes entre les différentes communes pourra permettre de suivre plus précisément la couverture effective des besoins.
Résilience
Le dispositif ne se limite pas à la distribution de céréales. Il prévoit aussi 80 tonnes d’aliments pour le bétail d’embouche, 15 tonnes d’aliments pour poissons et 1 441 boîtes de semences maraîchères.
Ces appuis doivent aider les bénéficiaires à préserver ou à relancer des activités productives. Ils concernent directement les éleveurs, les pisciculteurs et les ménages engagés dans le maraîchage.
À l’échelle nationale, le Plan de réponses 2026 dispose d’un budget de 12,7 milliards de francs CFA. Il prévoit la distribution gratuite de 19 960 tonnes de céréales à plus de 1,5 million de personnes classées en situation de crise ou d’urgence alimentaire.
Le programme comprend également des produits de première nécessité vendus à la moitié du prix du marché, 1 200 tonnes d’aliments pour bétail et 424,10 tonnes d’aliments destinés à la pisciculture.
La région de Kayes reçoit environ 2 % du volume national de céréales annoncé. Le suivi de l’opération portera désormais sur l’identification des bénéficiaires, le calendrier des distributions et l’acheminement des vivres vers les communes les plus éloignées.



