Les résultats du Diplôme d’études fondamentales, DEF, session de juin 2026, ont été publiés vendredi 19 juin sur l’ensemble du territoire national. Le taux national de réussite atteint 65,40 %, contre 53,02 % en 2025, soit une progression de 12,38 points en un an.
Selon les statistiques publiées après les délibérations, 312 878 candidats ont effectivement pris part aux épreuves cette année. Parmi eux, 204 608 ont été déclarés admis. Ce résultat confirme une amélioration nette par rapport à la session précédente, au cours de laquelle 168 383 candidats avaient été admis sur 317 573 ayant composé.
La session 2026 avait pourtant démarré dans un environnement complexe. Au lancement des épreuves, 333 444 candidats étaient annoncés dans 2 231 centres à travers le pays. L’écart avec le nombre de candidats ayant effectivement composé montre l’importance des absences ou des ajustements intervenus entre les inscriptions, la présence réelle aux épreuves et la consolidation des résultats.
Cette progression intervient après plusieurs années de remontée graduelle. En 2023, le taux national d’admission au DEF était tombé à 30,32 %. Il avait ensuite progressé autour de 44 % en 2024, puis à 53,02 % en 2025. Le résultat de 2026 prolonge donc une dynamique positive, même si son interprétation devra tenir compte des disparités entre académies, des conditions d’organisation et du niveau réel des acquis scolaires.
Les listes des admis ont été publiées par académie d’enseignement, notamment Bamako Rive Gauche, Bamako Rive Droite, Bandiagara, Bougouni, Gao, Gourma-Rharous, Kalabancoro, Kati, Kayes, Mopti, Ségou, Tombouctou, Kita, Nara, Nioro, Kidal, Ménaka, San, Koutiala, Dioïla, Douentza, Kéniéba, Sikasso et Koulikoro. Cette couverture nationale reste importante dans un pays où certaines zones du Nord et du Centre sont confrontées à des contraintes sécuritaires qui affectent régulièrement le fonctionnement de l’école.
La première nationale annoncée est Aminata Claudine Jules Coulibaly, élève de l’école privée Amadou Sogodogo, relevant du CAP de Sikasso. Elle a obtenu une moyenne de 18,50 sur 20, une performance qui met aussi en lumière la place de certaines académies de l’intérieur dans les meilleurs résultats nationaux.
Outre les chiffres, le DEF reste un passage décisif pour des milliers d’élèves maliens. Il ouvre l’accès à l’enseignement secondaire général, technique ou professionnel. Avec plus de 204 000 nouveaux admis, l’enjeu immédiat sera désormais leur orientation, leur accueil dans les lycées et établissements de formation, ainsi que la capacité du système éducatif à absorber cette nouvelle cohorte.
La hausse du taux de réussite constitue donc un signal encourageant pour l’école malienne. Elle ne suffit toutefois pas, à elle seule, à mesurer la qualité du système. Les prochaines étapes porteront sur la répartition des admis, les conditions d’accueil au secondaire, la disponibilité des enseignants et la consolidation des apprentissages de base, afin que cette progression statistique se traduise en réussite durable pour les élèves.



