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Intempéries : 13 morts et 12 405 personnes affectées

Intempéries : 13 morts et 12 405 personnes affectées

Le bilan officiel arrêté au 23 septembre recense également 23 blessés et 479 effondrements. La répartition des victimes et des dégâts entre les régions n’a pas été publiée.

Treize personnes ont perdu la vie au Mali depuis le début de l’hivernage, selon le communiqué n° 2026-04 du Comité interministériel de gestion des crises et catastrophes. Le document, examiné mercredi 23 septembre par le Comité technique de gestion de la crise des inondations, fait également état de 23 blessés.

D’après ce bilan relayé par l’Agence malienne de presse, 1 933 ménages, représentant 12 405 personnes, ont été affectés. Le Comité a recensé sept cas d’inondation, onze cas de foudre, cinq épisodes de vents violents et 479 effondrements.

Le terme « cas » désigne ici les événements enregistrés par le dispositif national. Il ne permet pas de connaître le nombre de communes ou de quartiers touchés. Le communiqué ne donne pas non plus la répartition des morts, des blessés et des effondrements selon le type d’accident.

Cette précision importe pour déterminer les mesures de protection les plus urgentes. Les décès provoqués par la foudre appellent un travail sur les comportements pendant les orages. Les inondations exigent le dégagement des voies d’écoulement, l’évacuation des habitants exposés et la mise à l’abri des biens. Les vents violents soulèvent des questions différentes, liées notamment à la solidité des toitures et des constructions.

Des dégâts encore peu localisés

Les 479 effondrements constituent la principale donnée matérielle du bilan. Le document public ne précise pas s’il s’agit uniquement d’habitations ou si des écoles, des centres de santé, des commerces et d’autres bâtiments sont également concernés.

Le nombre de logements devenus inhabitables n’est pas indiqué. Il reste aussi à connaître celui des familles hébergées par des proches, installées dans des sites d’accueil ou restées dans des constructions fragilisées.

Le Comité affirme que des dispositions sont prises pour apporter une assistance aux personnes touchées. Les quantités de vivres, de couvertures, de kits d’hygiène, de matériaux et d’aides financières déjà distribuées ne figurent toutefois pas dans le communiqué.

Un bilan opérationnel permettrait de distinguer l’assistance annoncée de celle effectivement remise aux ménages. Il devrait indiquer les régions desservies, le nombre de bénéficiaires et la date des interventions.

Les conséquences agricoles ne sont pas davantage chiffrées. À cette période de la campagne, la submersion d’un champ, l’effondrement d’un magasin ou la perte de bétail peuvent réduire les revenus et les réserves alimentaires d’une famille longtemps après le retrait de l’eau.

Curage et interventions rapides

Selon le Comité interministériel, les opérations en cours comprennent le renforcement des équipes d’intervention rapide de la Protection civile. Le dispositif prévoit également la mobilisation de brigadiers citoyens et de volontaires du projet « Né Ka Sigui, N’Ka Faso Ko ».

À Bamako, les autorités indiquent poursuivre le curage des caniveaux et des collecteurs ainsi que la libération des servitudes et des lits de marigots. Ces travaux concernent les espaces nécessaires à l’évacuation naturelle des eaux.

Le communiqué ne précise pas le nombre de kilomètres de caniveaux déjà curés, les quartiers concernés ou les volumes de déchets retirés. Il ne chiffre pas non plus les constructions dégagées des emprises des marigots.

Les alertes hydrométéorologiques sont diffusées par les médias et par l’application SOS Sécurité, selon le même document. Leur efficacité dépend de leur arrivée avant l’orage et de leur diffusion auprès des personnes qui ne disposent ni de téléphone intelligent ni d’une connexion régulière.

Le Comité demande notamment d’éviter les routes submergées, de ne pas s’abriter sous un arbre pendant un orage et de surveiller les enfants, les personnes âgées et les autres personnes vulnérables. Il recommande aussi de libérer les voies d’écoulement et de signaler les dépôts d’ordures dans les caniveaux.

Sélingué au-dessus de la cote cible

D’après le bilan hydrologique publié par le Comité, le niveau des principaux cours d’eau monte progressivement, mais les écoulements restent globalement normaux à déficitaires.

Le barrage de Sélingué a atteint 348,52 mètres IGN, contre une cote cible de 347,05 mètres. L’écart est donc de 1,47 mètre. Le remplissage de Manantali se poursuit également, sans niveau chiffré dans le compte rendu public.

Le dépassement de la cote cible de Sélingué mérite une surveillance rapprochée. Cette seule donnée ne suffit cependant pas à établir l’existence d’un déversement dangereux. Une telle appréciation demande de connaître les règles d’exploitation du barrage, les volumes entrants, les lâchers effectués et les niveaux mesurés en aval.

Le bilan du 23 septembre établit l’ampleur humaine nationale des intempéries. Il ne permet pas encore d’identifier les territoires ayant subi les pertes les plus lourdes ni de mesurer l’assistance réellement apportée aux 12 405 personnes affectées.