Quatorze ressortissants mauritaniens interpellés jeudi 17 septembre à Bamako ont recouvré la liberté dès le lendemain, au terme de démarches menées entre les autorités des deux pays. Un dénouement rapide qui contraste avec les tensions suscitées par de précédents cas et met cette fois en évidence l’efficacité du dialogue entre Bamako et Nouakchott.
Le groupe avait été interpellé dans la soirée à son arrivée sur la rive droite de Bamako. En provenance de Mauritanie, ses membres devaient poursuivre leur voyage vers la Côte d’Ivoire. Les personnes chargées de leur prise en charge dans la capitale malienne avaient également été retenues.
Dans le contexte sécuritaire actuel, marqué par des attaques répétées et une vigilance renforcée sur les déplacements, les services de sécurité ont procédé à des vérifications. Aucun élément rendu public ne permet cependant d’établir une implication des voyageurs dans des activités criminelles. Selon les informations recueillies, les quatorze ressortissants ont finalement été libérés dès le lendemain et ont quitté leur lieu de détention sans avoir subi de mauvais traitement.
L’épisode aurait pu devenir un nouveau sujet de crispation entre deux pays liés par une longue frontière, d’importants mouvements de populations et des échanges commerciaux anciens. Il s’est au contraire réglé rapidement par les canaux de coopération existants.
Quelques jours auparavant, le ministre mauritanien des Affaires étrangères, Mohamed Salem Ould Merzoug, avait rappelé que Nouakchott privilégiait une diplomatie discrète et professionnelle pour traiter les situations concernant ses ressortissants à l’étranger. Il avait également insisté sur le caractère durable de la relation entre les deux voisins et sur la nécessité de préserver le bon voisinage.



