Agenda National des Femmes du Mali : Une opportunité pour l'émancipation des Femmes

Par kibaru

L'Hôtel de l'Amitié a servi de cadre, ce mercredi 19 février, pour l'ouverture des travaux de la session de validation de l'Agenda National des Femmes. La session était présidée par la Directrice Nationale de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Madame Bocoum Awa Guindo, représentante du Ministre de la Promotion de la Femme. À ses côtés se trouvaient la Directrice Exécutive de WILDAF-MALI, Madame Bintou Founè Samaké, ainsi que la présidente de la délégation spéciale de la mairie de la commune II et des organisations de la société civile, conduite par Madame Maïga Sina Damba.

Pour cette occasion, une brochette d'organisations issues des 19 régions du Mali, ainsi que du District de Bamako, notamment la CAFO, WILDAF-MALI, GP/DCF, REFAMP, REJEFPO, ainsi que le Réseau des Jeunes Leaders Politiques du Mali (RJLPM), représenté par M. Binet Telly et son homologue du Sahel, M. Mamadou Sansi Bah, ont pris part à cette activité d'une importance capitale.

À l'ouverture des travaux, le comité de relecture de l'Agenda National des Femmes a brièvement présenté le contenu de l'Agenda. Il convient de préciser que cette année, le thème sera de portée internationale et nationale, articulé autour de : « Investir en faveur des femmes : accélérer le rythme » pour le thème international. S'y ajoute le thème national : « Accélérer l'autonomisation des femmes et des filles pour un développement durable ».

Pour sa part, la Directrice Nationale de la Promotion de la Femme, de l'Enfant et de la Famille, Madame Bocoum Awa Guindo, souligne que : « L'Agenda des Femmes du Mali, initié en 2018 par la société civile avec le soutien des partenaires et sous le leadership du Ministère de la Promotion de la Femme, vise à recenser les besoins prioritaires des femmes. Son actualisation, en réponse à la crise multidimensionnelle et aux réformes en cours, a été réalisée en 2023-2024 avec l'appui du NDI et de l'ONU Femmes. »

Avant de poursuivre : « Malgré des avancées, les femmes restent sous-représentées dans les sphères décisionnelles et économiques. Toutefois, la ratification de la Convention sur l'élimination de toutes les formes de discrimination à l'égard des femmes et la mise en œuvre de la résolution 1325 de l'ONU ont permis des progrès. Depuis 2020, les autorités de la transition poursuivent les réformes visant à renforcer l'implication des femmes dans le développement et la gestion des conflits », a-t-elle précisé. 

Et de continuer : « Cet atelier vise à garantir un Agenda des Femmes consensuel et inclusif, aligné sur les politiques nationales. Il est essentiel que nous unissions nos efforts pour assurer sa mise en œuvre et créer des opportunités égales pour toutes les femmes et filles du Mali. Sur ce, je déclare ouverts les travaux de l'atelier de validation nationale de l'Agenda des Femmes du Mali », a-t-elle déclaré.

Notons que l'Agenda des Femmes du Mali repose sur six (6) axes fondamentaux, notamment : la gouvernance et le leadership des femmes, l'autonomisation économique, l'élimination des Violences Basées sur le Genre (VBG), le leadership des femmes dans la paix et la sécurité, l'accès aux services sociaux de base, ainsi que l'accès aux médias, à la culture, au sport et aux loisirs.

Il est important de souligner que cet atelier de validation marque une avancée majeure dans l'élaboration de l'Agenda des Femmes du Mali. L'Agenda vise à promouvoir l'égalité des sexes, renforcer l'autonomisation des femmes, et soutenir les cadres juridiques internationaux, régionaux et nationaux pour garantir l'effectivité des droits des femmes et des filles.

En marge de l'atelier, la Directrice Nationale de la Promotion de la Femme, Madame Bocoum Awa Guindo, s'est prononcée sur le drame survenu sur le site d'orpaillage dans la zone de Dabia, où un effondrement a malheureusement coûté la vie à plusieurs jeunes filles travaillant sur ledit site. Elle a également, au nom du Département de la Promotion de la Femme, présenté ses condoléances les plus attristées aux familles des victimes.

HARI MOUSSA MAIGA