Tombouctou : Les habitants se plaignent du prix élevé du mouton malgré la détérioration de la situation sécuritaire

Par kibaru

Tombouctou, comme à l’instar des autres villes maliennes où l’Aïd El Adha est prévue demain dimanche 11 août, les habitants se plaignent des prix élevés du mouton alors que la sécurité ne cesse de se détériorer. Une situation qui limite fortement le pouvoir d’achat des habitants contraints de limiter leurs déplacements et leurs activités génératrices de revenu.

Selon beaucoup d’habitants rencontrés, bien que le marché à bétail soit très fourni, ils ne peuvent s’en procurer à cause du prix élevé du mouton. Certains ne se contentent que de regarder ces moutons sans pouvoir les acheter.
 
Sur le principal marché à bétail de la ville, l'achat d'un mouton moyen coûte entre 75 000 et 100 000 francs CFA, tandis que les prix les plus élevés se situent autour de 200 000 francs CFA, voire plus.
 
Pour de nombreux citoyens pauvres ou à revenu moyen, acheter des moutons ou des chèvres est au-dessus de leurs moyens financiers. Parmi eux, nous avons rencontré Ahmed Haïdara, un ancien réfugié du camp de Mberra en Mauritanie, qui est rentré dans sa ville natale, Tombouctou, il y a peu de temps.  "Les Richards à Tombouctou regorgent de moutons, mais les personnes à faible revenu ou les familles moyennes ne peuvent pas se permettre de les acheter en raison de la flambée des prix", a-t-il déclaré.
 
Certains commerçants de bétail ont attribué les prix élevés des animaux dans la ville à la fermeture de certaines routes due à la détérioration de la sécurité dans la région depuis de nombreuses années.
 
De nombreux habitants de la région sont victimes d’agressions occasionnelles et de harcèlement de la part de voleurs et de bandits. Ce qui les empêche de se déplacer d’une zone à l’autre, malgré la forte présence de forces de sécurité dans la région. Une situation marquée par la présence des  forces maliennes et internationales ainsi que les combattants de mouvements armés ayant signé l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.