Conférence d’entente nationale : Les travaux se poursuivent autour du concept de l’Azawad

Par kibaru

La troisième journée de la Conférence d’entente nationale a eu lieu aujourd’hui mercredi 29 mars, à Bamako, avec une participation jugée large. Ce, malgré l’absence des partis d’opposition qui ont déclaré leur boycott de la rencontre. Une attitude qui était également observée par les groupes armés de la CMA avant qu’ils ne reprennent le train en marche lors de la seconde journée des travaux, tenue hier, mardi 28 mars.

La première journée a été marquée par la cérémonie d’ouverture officielle de la conférence au cours de laquelle le président de la République, Ibrahim Boubacar Kéïta a remercié tous les participants qui ont fait le déplacement à travers tout le pays pour soutenir la paix et la réconciliation au Mali. La seconde journée a été consacrée par des interventions des délégations régionales ainsi que les représentants des jeunes et des femmes. Ce qui montre qu’un nouveau coup de souffle pourra être donné à l’accord afin qu’il soit mis en œuvre.

Au cours de la troisième journée, ce mercredi 29 mars, les discussions ont porté autour du concept « Azawad » défini par certains comme une identité historique, culturelle et mémorielle au Nord du Mali. Ce, à l’instar de l’appellation donnée à d’autres régions telles que le pays dogon, le Gourma, la Cité des Balanzans, le Macina, le Mandé, etc.

Les commissions mises en place se sont planchés sur cette question afin d’y trouver des solutions qui ne provoqueront la frustration d’aucune partie concernée, tel que stipulé dans l’accord.

Il faut préciser que cette conférence est prévue par l’article 5 de l’accord pour la paix et la réconciliation. Cette rencontre a aussi été l’occasion d’aborder le renforcement de l'unité nationale et de la réconciliation, d'approfondir le débat sur les causes profondes de la résurgence de la crise au Nord du Mali et la préparation des termes devant figurer dans l’avant-projet de Charte pour la paix, l'unité et la réconciliation nationale sur une base consensuelle. Ces débats dureront jusqu’au 2 avril prochain avant de reprendre à une date ultérieure.