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Kidal : Le nouveau gouverneur de la région interdit d’accès à la ville par les ex-rebelles

Par kibaru

Le nouveau gouverneur de région, Sidi Mohamed Ag Ichrach a été empêché d’entrer dans la Capitale de l’Adrar des Ifoghas , le mercredi 22 mars dernier. Il s’y rendait pour la réunion préparatoire de la Conférence d’Entente Nationale. C’est ainsi qu’arrivé à bord d’un hélicoptère de la MINUSMA, il n’a pu franchir les limites du camp de la mission onusienne dans la capitale de l’Adrar des Ifoghas.

Contacté par nos soins, le gouverneur de Kidal nous a indiqué que ceux qui lui ont interdit l’accès dans la ville lui ont dit qu’ils ne faisaient qu’exécuter les instructions de leurs leaders qui sont à Bamako. Signalons que Sidi Mohamed Ag Ichrach était en compagnie du maire de la ville qui n’a pas été autorisé, lui aussi, à accéder à ses administrés.

C’est ainsi que les deux personnalités, bien qu’étant originaires de la région même s’ils sont proches du GATIA, ont été contraints de rebrousser chemin sur Gao, en attendant que la situation se décante. Il faut préciser que des sources ont révélé que des troupes du GATIA étaient en direction de Kidal pour sécuriser ce premier déplacement de Sidi Mohamed Ag Ichrach depuis qu’il a été nommé gouverneur de région, le 17 février dernier.

L’intéressé s’est dit peu surpris de cette réaction des ex-rebelles qui n’ont jamais montré leur adhésion totale à l’accord. En revanche, ce qu’il regrette, c’est la déception de beaucoup d’habitants de la ville qui fondaient un grand espoir sur sa venue.

De leur côté, les ex-rebelles de la CMA ont justifié leur action par le fait qu’ils n’ont pas été informés de ce déplacement du gouverneur dans la région. De plus, ils estiment ne pas être en phase avec le gouvernement qui s’entête à organiser la Conférence d’Entente Nationale du 27 mars au 2 avril prochain comme annoncé.

En tout état de cause, cette situation montre que le retour de la paix n’est pas pour demain. D’où la demande de report de la tenue de la Conférence d’Entente Nationale, fixée unilatéralement par le gouvernement du 27 mars au 2 avril prochain, en attendant que les conditions d’un retour définitif de la paix soient réunies. Une situation qui passe nécessairement par la mise en œuvre urgente de certaines dispositions phares de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali.