Niger: huit personnes dont six touristes français tuées dimanche par des hommes armés

Nord du Mali : Le nombre de soldat français mort au Sahel depuis 2013 porté à 31

Par kibaru

Le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka, à l’est du Mali, a annoncé samedi l'Élysée.

Un militaire français a été tué lors d'une opération samedi 2 novembre dans la matinée au Mali, après "le déclenchement d'un engin explosif improvisé au passage de son véhicule blindé", a annoncé l'Élysée dans un communiqué.

La victime, le brigadier Ronan Pointeau, faisait partie du 1er régiment de Spahis de Valence.

Selon la ministre des Armées, Florence Parly, elle se rendra "très prochainement au Mali, afin de s'entretenir avec les autorités maliennes".

Avant d’indiquer que le brigadier Ronan Pointeau a succombé à ses blessures "après l'explosion d'un engin explosif improvisé près de Ménaka au Mali", près de la frontière avec le Niger.

"Dans un contexte sécuritaire dégradé, la mort du brigadier Ronan Pointeau nous montre que le combat contre les groupes terroristes qui sévissent au Sahel n'est pas terminé et notre détermination à le poursuivre est entière", a poursuivi la ministre dans un communiqué.

Signalons que l’engin ciblé par une mine était un Véhicule Blindé Léger (VBL). L'équipage a été évacué à l'aide d'un hélicoptère Caïman vers l'antenne chirurgicale de Gao. C’est ainsi que le décès du brigadier Ronan Pointeau, du 1er régiment de Spahis, y a été constaté. Il y a lieu de noter qu’à travers cette nouvelle perte, ils sont désormais 31 militaires français à avoir perdu la vie au Sahel depuis 2013 dont la majorité est au Mali. Cet événement survient au lendemain d'une autre attaque meurtrière qui a visé le camp de l'armée malienne de Indelimane, dans le cercle d'Ansongo causant la mort d'au moins plus de 50 militaires maliens. Au cours de cette attaque, une vieille dame du nom de Zeïnabou Walet Hama Hama, a perdu la vie en essayant de protéger sous sa tente un militaire qui y avait trouvé refuge. Cette attaque a été revendiqué par l'Etat Islamique au Grand Sahara dont les éléments sont encore très présents dans la zone malgré la pression militaire exercée sur eux.